Chapitre 3: Je l'ai retrouvé!
Ryo emmena Keiichiro dans la salle de bain où il le fit asseoir sur une chaise. Il s'accroupit en face de lui et l'observa. Koyama n'était plus le même, physiquement il était sale, ses cheveux avaient beaucoup poussés mais leur beauté d'avant était gâchée par la saleté qui les incrustait. Son visage et ça devait être la même chose pour son corps étaient noirs de crasses. Mais ce qui faisait le plus mal à Ryo, c'étaient ses yeux, ses yeux autrefois pleins de vie était à présent vides, éteints. Tenant toujours le MP3 entre ses doigts crasseux, Ryo tenta de lui enlever.
- Keii-chan, appela-t-il doucement en essayant de lui enlever la machine des mains, il faut que tu prennes une douche et tu ne peux pas y aller avec le MP3.
- ...
- Keii-chan, je...je vais mettre le MP3 sur l'évier, comme ça tu pourras prendre ta douche et en même temps écouter la musique.
- ...
- Keii-chan, s'il te plait donne-le-moi. Ryo essayait à nouveau de lui enlever la machine des mains mais n'y parvint pas.
- Je te promets Keii-chan que dés que tu auras pris ta douche, tu pourras le reprendre. Je te le jure, alors stp, donne-le-moi. Tu peux me faire confiance, tu le sais, je suis ton ami. Ryo essaya de nouveau et à sa surprise, Keii lui laissait prendre le MP3.
- Bien, dit Ryo après avoir posé le lecteur de musique toujours en marche sur l'évier, maintenant je vais te déshabiller.
Doucement, le jeune homme entreprit de déshabiller son ami, il lui enleva d'abord le pull et le T-shirt puis ensuite le pantalon pour ensuite les mettre directement dans la poubelle.
- Tu ne les mettras plus, ça c'est clair, se dit-il pour lui-même. Allez maintenant la douche.
Malheureusement, il n'y avait qu'une douche dans l'hôtel où il était, comme Koyama n'arrivait pas ou plutôt ne voulait pas tenir debout, Ryo dût se déshabiller et entrer dans la douche avec son ami. Avec une délicatesse qu'il se découvrait, Ryo le lava.
Une heure plus tard, il eut fini. Il s'habilla et habilla Koyama d'un pantalon, d'un T-shirt et d'un pull à lui pour ensuite le mettre au lit.
- Repose-toi, lui dit-il, en attendant que je commande à manger. Koyama, qui entretemps avait récupéré son MP3, s'endormit presque tout de suite après que Ryo l'eut mis au lit.
Le ténébreux commanda à manger, deux plats du jour, puis téléphona à Tacchon.
- Moshi Moshi, fit une voix.
- Moshi Moshi, c'est Ryo.
- Ah Ryo ! J'allais t'appeler. Comment va Koyama ?
- Euh, toujours dans le même état sauf que maintenant il est propre.
- Ah bon.
- Dis tu pourrais me rendre un service ?
- Oui, tu pourrais lui acheter quelques vêtements et un nécessaire de toilette ? Je te rembourserai.
- Oui bien sûr.
- Et tu pourrais te rendre à l'aéroport pour prendre deux billets d'avion.
- Deux ? Tu n'as pas le tien ?
- Non j'avais seulement pris un allez, je ne savais pas quand j'allais rentrer.
- Ok et tu veux repartir quand ?
- Demain.
- Mais tu as le passeport de Koyama ?
- Oui, je l'ai. Je l'avais pris avec moi.
- Bien, tu veux que je prévienne Yamapi et les autres ?
- Non je vais les appeler.
- Ok, je vais faire tout ça.
- Merci pour ton aide.
- Pas de problèmes, à tout à l'heure.
- A tout à l'heure.
A peine la conversation finie avec Tacchon, Ryo téléphona aux autres membres du groupe.
- Moshi Moshi, fit une voix inquiète au téléphone.
- Yamapi c'est Ryo.
- RYO !!! Cria Yamapi, MAIS OU ETAIS-TU ? J'ESSAYE DE TE TELEPHONER DEPUIS HIER ET JE N'AI JAMAIS REÇU DE REPONSES !! T'IMAGINES DANS QUEL ETAT J'ETAIS, J'ETAIS MORT D'INQUIETUDE.
- Arrête de crier Yamapi, supplia Ryo, j'ai mal aux oreilles !
- JE M'EN FOUS !!
- Je suis désolé Yamapi, j'étais...j'étais occupé.
- OCCUPÉ A QUOI ? Cria toujours Yamapi.
- Je l'ai retrouvé, dit tout simplement Ryo.
- ...
- Yamapi ?
- Tu l'as retrouvé ? murmura Yamapi la voix tremblante.
- Oui, je l'ai retrouvé.
- Comm...Comment il va ? Demanda le leader en essayant de retenir ses larmes.
- Pas bien.
- Quoi ?
- Il...il était dans la rue.
- ...
- Yamapi.
- Dans la rue ?
- Oui.
- Mais comment...pourquoi...comment tu l'as retrouvé ?
- Je t'expliquerai tout que on rentrera.
- Tu...vous rentrez quand ?
- On prend l'avion demain.
- Bien, je viendrai vous prendre à l'aéroport.
- Non, on prendra un taxi.
- Mais...
- Yamapi, je préfère qu'il vous voie dans notre appartement.
- Comme tu veux.
- Ne fais pas la tête.
- Je ne fais pas la tête.
- Aller, j'y vais, notre repas vient d'arriver.
- Prends soin de toi.
- Toi aussi et dit bonjour aux autres et donne un bisou de ma part à Shige.
- Oui ok, à dans deux jours.
- A dans deux jours.
Il raccrocha en vitesse puis alla ouvrir la porte pour prendre sa commande. Après avoir remercié le maître d'hôtel, il poussa le chariot dans la chambre où deux assiettes chaudes y étaient posées. Quand il releva la tête du chariot, il vit Koyama assit sur son lit, le regard plus vif que tout à l'heure. Il regardait Ryo avec incompréhension, celui-ci s'approcha de son ami, s'assit sur son lit.
- Keii ? appela-t-il. Le dit-Keii le regarda puis à la grande surprise du ténébreux, ferma son MP3. Le silence avait remplacé la chanson de l'auteur de Kakao.
- Tu...tu...as...dit... « donne...donne...un...bisous...à...Shige... » La voix de Koyama était rauque, cassée, différente de sa voix habituelle.
- Oui, c'est vrai.
- Pour...pourquoi ?
- Pourquoi j'ai dis ça ?
- Oui.
- Parce qu'il a le droit d'avoir un bisou lui aussi, sourit Ryo.
- Il...il...est...mort, s'exclama Koyama en serrant plus fort son MP3.
- Quoi ? demanda Ryo les yeux écarquillés.
- J'ai...j'ai entendu...le médecin...le dire. Des larmes silencieuses coulèrent sur le visage de l'aîné, il...est...est mort. La voix de Keii mourut et ses yeux redevinrent vides de vie.
- HEY, HEY, Keii ! Regarde-moi ! Ryo lui prit le visage pour le forcer à le regarder.
- Il n'est pas mort, il n'est pas mort.
- Tu...Tu...mens.
- Non, non, pourquoi je te mentirais voyons, il est vivant, il est vivant.
- J'ai...j'ai entendu...le médecin...vous le dire.
C'est là que Ryo compris, il se souvenait de ce moment où le médecin de l'hôpital leur avait dit que Shige était mort...mais mort seulement quelques secondes. Koyama avait dû seulement entendre la première partie. Alors c'était pour ça qu'il était parti, c'est pour ça qu'il s'était retrouvé perdu dans la rue parce que il a cru que Shige, son meilleur ami était mort.
- Ecoute-moi Koyama, oui c'est vrai Shige est mort mais seulement quelques secondes, les médecins ont su le réanimer.
- ...
- Keii-chan, il est vivant.
- Vivant ?
- Oui...
- Il...il va bien alors ?
- Euh...
- Ryo ?
- Les médecins ont su le réanimer mais...
- Mais...
- Il est dans le coma Keii.
- Le...le coma ?
- Oui.
- Il est...est...comme mort alors.
- Non, non il n'est pas mort, il peut se réveiller, tu entends il peut se réveiller.
- ...
- Keii-chan... soupira Ryo
- Je...je veux le voir.
- Tu vas le voir, on part demain en France.
- En...en France ?
- Oui, c'est là on nous habitons désormais, on voulait avoir plus de tranquillité. Là-bas c'est l'idéal.
- ...
TOC TOC TOC
- Ça doit être Tacchon. Je vais ouvrir.
Joignant le geste à la parole, Ryo partit ouvrir la porte.
- J'ai tout ce qui faut, fit Tacchon en entrant.
Alors que le membre de News allait répondre, il entendit à nouveau la voix de Shige s'élevée dans les airs.
- Keii...fit-t-il désespéré.
- Il est toujours dans cet état ?
- Non, enfin si, mais il m'a parlé.
- Il t'a parlé ?! S'exclama Tacchon en posant les affaires qu'il portait sur la table.
- Oui. J'ai eu Yamapi au téléphone et quand je lui ai dit de remettre un bisou à Shige, Koyama a réagi mais...
- Mais après avoir parlé il est retourné dans son monde, acheva Tacchon.
- On peut dire ça comme ça.
- Et il a dit quelque chose à propos de Shige ?
- Oui...
- Quoi ?
- Il l'a cru mort Tacchon.
- Pardon ? Tu peux répéter ? Demanda le membre des Kanjani 8 étonné.
- Il a toujours cru que Shige était mort, il a entendu le médecin nous parler le jour où Shige fut admis à l'hôpital, il a entendu le médecin dire que son meilleur ami était mort, il n'a pas entendu la suite du diagnostique.
- Oh mon Dieu ! Quel enfer il a du vivre ! Cela ne m'étonne pas qu'il soit si...qu'il soit dans cet état.
- Oui, quoi qu'il en soit, demain on retourne chez nous.
- Ah oui ! En parlant de ça, dit Tacchon en prenant le sac qu'il avait posé sur la table, je lui ai acheté trois T-shirts, deux pulls, deux pantalons et deux boxers ainsi que tout le nécessaire de toilettes plus un sac de voyage, je crois que c'est assez ?!
- Oui, de toute façon c'est seulement pour aujourd'hui et demain, toutes ses affaires sont à la maison.
- Ok et, Tacchon fouilla dans sa poche de pantalon, voilà les deux billets.
- Merci, dit Ryo en prenant les billets et en donnant de l'argent pour rembourser les achats à Tacchon, je te remercie pour tous ce que tu as fais.
- C'est rien, c'est normal, je vais y aller maintenant.
- D'accord.
- Prends soin de toi Ryo.
- Pas de problèmes.
- Et reviens vite, tu nous manques tu sais, tu manques au groupe.
- Je m'en doute mais...
- Mais tu dois rester avec les News.
- Oui, murmura Ryo.
- Je comprends et bien au revoir mon ami.
- Au revoir Tacchon.
Tacchon quitta la chambre la mine défaite de devoir dire encore au revoir à son ami, à une personne qu'il considère comme son frère.